Le paradoxe idéologique en Belgique, où Tintin est jugé alors que la RTBF est libre de biaiser l'information et s'en vante. Le paradoxe idéologique en Belgique, où Tintin est jugé alors que la RTBF est libre de biaiser l'information et s'en vante.

Belgique – RTBF: Média de Service Public ou de Gauche radicale ?

Le paradoxe idéologique en Belgique, où Tintin est jugé alors que la RTBF est libre de biaiser l’information et s’en vante.

En Belgique, si Tintin est considéré comme d’extrême droite et colonialiste, alors, par parallélisme, la RTBF pourrait être qualifiée de média de gauche, wokiste et défenseur de l’islam radical. En soi, cela ne poserait aucun problème dans un cadre de liberté d’expression, qui reste un principe fondamental. Cependant, pour un média de service public comme la RTBF, ces orientations idéologiques sont incompatibles avec les exigences de neutralité et de pluralisme inscrites dans sa mission, ainsi qu’avec les principes fondamentaux de la déontologie journalistique.

La Belgique, connue pour son attachement à la diversité et à la démocratie, traverse aujourd’hui un paradoxe idéologique préoccupant. Alors que des œuvres comme Tintin sont scrutées et jugées sévèrement sous l’angle des sensibilités contemporaines, des institutions publiques comme la RTBF échappent à une remise en question similaire, bien que leurs choix éditoriaux révèlent un biais idéologique assumé. Dernier exemple en date : le discours d’investiture de Donald Trump en 2025, volontairement décalé dans sa retransmission par la direction de la RTBF, soulevant des interrogations sur l’impartialité d’un média de service public.

Une relecture idéologique asymétrique en Belgique

Depuis plusieurs années, Tintin subit une vague de critiques pour son supposé colonialisme, notamment à travers l’album Tintin au Congo. Ce symbole culturel est qualifié par certains d’extrême droite en raison de l’époque et du contexte dans lesquels il a été produit. Si ces critiques s’inscrivent dans un débat légitime sur la représentation des peuples et des cultures, elles ignorent souvent l’évolution d’Hergé, qui a su dépasser ces stéréotypes dans ses œuvres ultérieures.

Cette sévérité envers une œuvre culturelle contraste avec le traitement réservé à la RTBF, une institution actuelle et influente, dont les décisions éditoriales semblent refléter une idéologie progressiste assumée, sans qu’une critique équivalente ne soit formulée.

Le discours d’investiture de Donald Trump 2025 : une manipulation assumée par la RTBF

Lors de l’investiture de Donald Trump en janvier 2025, la RTBF a délibérément décidé de différer la retransmission du discours de quatre minutes. La directrice de la rédaction a publiquement assumé cette décision, expliquant qu’elle permettait à son équipe de filtrer certains propos jugés trop à droite ou contraires aux valeurs progressistes que défendrait la chaîne. Ce choix soulève plusieurs problématiques majeures :

  • Atteinte à la neutralité de l’information : En altérant la retransmission d’un événement officiel, la RTBF ne se contente pas d’informer ; elle s’érige en arbitre des propos acceptables, remettant en cause le droit du public à entendre les faits bruts.
  • Manque de respect pour le pluralisme : Même si les opinions de Donald Trump peuvent être controversées, elles font partie du débat démocratique. Censurer ou modifier leur diffusion constitue une atteinte au principe de pluralité des points de vue.

La RTBF en Belgique est un média public sous influence idéologique

Cet épisode vient renforcer l’image d’un média marqué par une orientation idéologique progressiste, voire militante, déjà critiqué pour son manque de pluralisme :

  • Un recrutement orienté : Il est souvent reproché à la RTBF de favoriser des profils journalistiques partageant des sensibilités politiques de gauche, ce qui limite la diversité des opinions au sein de l’institution.
  • Des thématiques éditoriales partiales : La RTBF met un accent fort sur des sujets comme la diversité, l’inclusion, et l’écologie, tout en adoptant une approche plus discrète, voire complaisante, sur des sujets sensibles comme les tensions liées à l’immigration ou les dérives de l’islamisme. Cela alimente le sentiment qu’elle poursuit un agenda idéologique.

Une déontologie journalistique bafouée

L’attitude de la RTBF face au discours de Donald Trump pose une question fondamentale : un média public peut-il se permettre de filtrer l’information en fonction de ses sensibilités idéologiques ? La réponse, selon les principes de la déontologie journalistique, est non. La mission première d’un journaliste est d’informer avec exactitude et impartialité, laissant au public la liberté d’interpréter les faits.

En manipulant les contenus ou en décalant des retransmissions, la RTBF trahit cette mission. Cela constitue une forme de censure, même indirecte, qui nuit au débat public et sape la confiance des citoyens envers leurs médias publics.

Le parallèle avec Tintin : un deux poids, deux mesures

Si une œuvre culturelle historique comme Tintin peut être critiquée pour son colonialisme présumé, alors une institution publique contemporaine comme la RTBF doit faire l’objet d’une vigilance encore plus grande. Les médias, surtout lorsqu’ils sont financés par les citoyens, ont une responsabilité accrue : garantir une information neutre, accessible à tous et non filtrée par des sensibilités partisanes.

En classant Tintin comme d’extrême droite tout en ignorant les biais progressistes évidents de la RTBF, on applique une double grille d’analyse qui nourrit la polarisation idéologique et affaiblit la confiance du public dans les institutions.

Restaurer la neutralité dans les médias publics

Pour rétablir la confiance et l’impartialité, des mesures concrètes doivent être prises :

  • Renforcer la diversité idéologique : Intégrer des journalistes aux sensibilités variées pour refléter la pluralité des opinions.
  • Protéger l’intégrité de l’information : Bannir toute pratique consistant à différer ou modifier la retransmission d’événements officiels.
  • Rendre des comptes au public : Clarifier les décisions éditoriales et instaurer une transparence sur les choix de traitement de l’information.

Si la RTBF se permet de différer et de filtrer un discours présidentiel pour des raisons idéologiques, elle ne respecte plus sa mission de service public. La neutralité, le pluralisme et la vérité doivent rester au cœur de son engagement envers les citoyens, quels que soient les enjeux ou les figures politiques concernées. En Belgique, comme ailleurs, la démocratie repose sur une presse libre, mais surtout impartiale. En trahissant cette exigence, la RTBF risque de perdre non seulement sa légitimité, mais aussi la confiance du public qu’elle est censée servir.