Cette nuit, j’ai rêvé. J’ai rêvé de la disparition du Hamas, de la libération immediate et totale des otages, de l’arrivée des Casques bleus du monde entier, sauf des États-Unis et d’Israël, pour éviter tout soupçon de parti pris. J’ai rêvé d’un plan international sous l’égide de l’ONU pour reconstruire Gaza, d’une interdiction totale du Hamas, du déploiement de forces internationales en Cisjordanie pour démanteler les colonies illégales, et d’un État palestinien viable, souverain, en paix. Bref, j’ai rêvé d’une utopie.
Mais pourquoi pas ?
Le plan Trump-Netanyahou : une impasse dangereuse
Face aux ruines de Gaza et à la détresse de sa population, Donald Trump et Benyamin Netanyahou ont présenté une vision qui se veut « audacieuse » : la transformation de Gaza en une « Côte d’Azur du Moyen-Orient », avec une déportation des Palestiniens vers d’autres pays et une mainmise américaine sur le territoire. Derrière les paillettes, c’est une annexion pure et simple qui est proposée d’un pan entier de la Palestine.
Ce plan s’appuie sur un postulat biaisé : que la seule manière de ramener la paix serait d’effacer Gaza tel qu’il existe aujourd’hui, en éradiquant non seulement le Hamas, mais aussi sa population sous prétexte de « sécurité ». Cette vision n’est pas seulement irréaliste ; elle est une violation flagrante du droit international et une recette parfaite pour un nouveau cycle de haine et de violence. Déplacer les Palestiniens, c’est en fait leur voler la terre de 2 millions de personnes pour en faire un « Monaco ». Détruire Gaza pour en faire une « zone touristique », c’est nier l’histoire et la dignité de ses habitants.
Ce projet n’est pas une solution, c’est une provocation. Et c’est précisément contre ce type d’initiatives qu’un véritable front international doit se lever.
Un autre chemin est possible pour les palestiniens
Le monde a déjà connu des conflits apparemment insolubles. L’Apartheid en Afrique du Sud, la guerre civile en Irlande du Nord, la réunification allemande : autant de situations où la diplomatie, la pression internationale et la mobilisation populaire ont fini par imposer la paix. Alors, pourquoi ne pas imaginer un plan mondial pour la Palestine. Un plan porté non par des intérêts géopolitiques, mais par la volonté d’en finir avec des décennies de souffrance ?
1. Une force de paix internationale sous mandat de l’ONU
Les Casques bleus pourraient être déployés à Gaza et en Cisjordanie pour assurer la sécurité des populations palestiniennes, empêcher tout retour du Hamas et mettre fin aux colonisations illégales. Il est essentiel que cette force exclue Israël et les États-Unis pour garantir une impartialité totale.
2. Une interdiction absolue du Hamas et des milices radicales
Tout comme Daech a été traqué et neutralisé, le Hamas doit être définitivement démantelé. Pas pour donner carte blanche à Israël, mais pour mettre fin à l’emprise d’une organisation qui exploite la détresse des Palestiniens et perpétue la spirale de la violence. L’Autorité palestinienne doit être renforcée et soutenue, avec une gouvernance transparente et démocratique.
3. Un grand plan de reconstruction financé par la communauté internationale
L’Europe, les pays arabes, l’Asie et l’Amérique latine pourraient financer un véritable « Plan Marshall » pour Gaza, permettant la reconstruction des infrastructures, le développement économique et la réinstallation des habitants dans des conditions dignes. Plutôt que d’ériger des murs et des camps, le monde doit investir dans l’éducation, l’économie et la stabilité à long terme. Et surtout en contrôlant ou va l’argent pour éviter tout ce qu’on a connu comme échecs depuis 40 ans.
4. La fin des colonies illégales et la reconnaissance d’un État palestinien
Il est impossible d’imaginer la paix sans une solution durable pour la Cisjordanie. Les colonies illégales doivent être démantelées, et l’État palestinien doit être reconnu dans ses frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. L’ONU doit imposer des sanctions contre Israël en cas de non-respect du droit international, comme elle l’a fait par le passé contre d’autres États.
5. Un engagement global pour la paix et la justice sans le Hamas ni le couple Trump/Netanyahou
Les grands discours ne suffisent plus. Il est temps d’imposer aux puissants un véritable effort diplomatique, un cadre contraignant pour garantir les droits des Palestiniens et assurer une paix durable avec Israël. Il ne s’agit pas d’opposer un camp à un autre, mais de refuser le cycle éternel des guerres et des représailles.
Une Palestine sous tutelle pour 10 ans : Utopie ? Peut-être pas.
Les solutions existent, mais elles exigent un courage politique que le monde hésite encore à afficher. Pourtant, combien de temps peut-on encore tolérer ce statu quo meurtrier ? L’alternative au rêve, c’est la guerre sans fin.
Alors oui, j’ai rêvé. Mais si ce rêve pouvait devenir une réalité, il pourrait changer l’Histoire. La seule question qui reste est : le monde est-il prêt à défendre la paix autant qu’il s’est battu pour la guerre ?
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